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vendredi 18 avril 2008

Alte Nationalgalerie

L'Alte Nationalgalerie (Ancienne Galerie Nationale) renferme dans son temple grec (1876) à trois niveaux les collections de peintures et de sculptures européennes du XIXe siècle. 
On note au milieu de cette profusion, une superbe salle est consacrée à Caspar David Friedrich et une autre aux artistes français (en particulier de l'Impressionnisme) avec des oeuvres de Manet, Cézanne, Monet, Renoir, Gauguin, Rodin...


Altes Museum

L'Altes Museum (Ancien Musée), imposant édifice typique du classicisme allemand, abrite en son rez-de-chaussée les oeuvres archéologiques de petite dimension (les sculptures monumentales se trouvent au Pergamonmuseum), provenant essentiellement de la civilisation grecque. 


L'étage est quant à lui réservé à la superbe collection de pièces datant de l'Egypte antique, en particulier de l'époque du pharaon Akhénaton et de sa femme Néfertiti, dont le musée possède son fameux buste.



Museumsinsel: l'ïles aux Musées


Jeudi 17 avril 08

En plein coeur du quartier Mitte et de la Spree, se trouve une île sur laquelle s'est construit au XIX e siècle un ensemble de cinq grands musées, renfermant de véritables trésors... Sculptures, peintures et objets anciens composent la vitrine des collections royales s'échelonnant de la période de l'antiquité au XIXe siècle. C'est en effet sous l'impulsion des souverains européens, inspirés par la vague de démocratisation de l'art issue du siècle des Lumières et de la Révolution française, que vont se créer à partir de la fin du XVIIIe siècle les grands musées que sont le Louvre, le British Museum, ou encore le Prado. Frédéric-Guillaume III et ses successeurs s'emploient à en faire de même, c'est ainsi que naîtrons l'Altes Museum, le Neues Museum, l'Alte Nationalgalerie, le Bode Museum et le Pergamonmuseum. L'architecte "officiel" Karl Friedrich Schinkel est en charge des travaux. 
En 1999, cet immense complexe muséal est inscrit au patrimoine mondial par l'UNESCO. S'en suivent depuis d'importants remaniements et restaurations afin de moderniser ces monuments.

jeudi 17 avril 2008

Brandenbürger Tor

Autre fort symbole de la ville situé à quelques pas du Reichstag, la Porte de Brandebourg nous apparaît aujourd'hui dans un parfait état après restauration. Construite en 1791 par Carl Gotthard Langhans, l'architecte s'inspire alors des "Propylées" (entrée monumentale) de l'Acropole d'Athènes. Les six colonnes doriques sont surmontées d'une sculpture de Johann Gottfried Schadow, représentant la déesse de la Victoire ailée conduisant un char tiré par des chevaux. C'est la seule porte qui subsiste aujourd'hui de l'ensemble des 18 qui jalonnaient la ville.



Celle qui incarnait autrefois la division de l'Allemagne pendant la guerre froide, est aujourd'hui le symbole de sa réunification. En effet longée par le mur, la Porte de Brandebourg reste fermée et verrouillée pendant plus de 28 ans sous le régime communiste, située en plein coeur de la zone interdite et de la bande minée des dispositifs frontaliers de la RDA. Ce n'est qu'en 1989 à la chute du mur, qu'elle redevient axe de circulation entre l'est et l'ouest.

dimanche 13 avril 2008

C/O Berlin: the cultural forum for photography

Occupant depuis trois ans les locaux de l'ancien bureaux de la poste impériale (Postfuhramt), le C/O Berlin est un lieu entièrement dédié à la photographie contemporaine. 
Commissaires d'expositions d'artistes confirmés (René BurriMartin Paar, Bettina Rheims...) depuis 2000, ses trois fondateurs - le photographe Stephan Erfurt, le designer Marc Naroska et l'architecte Ingo Pott - s'appliquent depuis 2006 à faire découvrir de jeunes photographes et critiques au cours d'expositions monographiques accompagnées d'une publication. Des événements parallèles tels visites guidées,  lectures et discussions avec les artistes complètent la programmation, abordant aussi bien les thèmes de la photographie, du design ou de l'architecture.
 

Vernissage Pushwagner

Jeudi 10 avril 08

En complément de son oeuvre présentée au KW, Soft City, le Schinkel Pavillon propose une présentation inédite de trois grands formats de Pushwagner dans le cadre de la biennale d'art contemporain. On reste dans l'univers BD cher à l'artiste norvégien: souci du détail, précision du trait et envolées futuro-psychédéliques dépeignant un monde en noir et blanc, où l'homme a bien du mal à trouver sa place en tant qu'individu à part entière. Perdu au milieu de ces architectures démesurées et écrasantes, tout être humain se révèle être conçu sur le même schéma. Fin de l'utopie. 

samedi 12 avril 2008

Unter den Linden: l'héritage prussien

C'est effectivement "sous les tilleuls" de ces Champs-Elysées berlinois, que se déploie une des plus grandes avenues de la capitale. Traversant d'est en ouest le quartier historique Mitte (de la Porte de Brandebourg à la Spree), on doit toute la majesté de ce boulevard au Grand Electeur Frédéric II, initiateur du projet du Forum Fridericianum. Orné de cafés littéraires et de prestigieuses salles de concerts, Unter den Linden devient le lieu de prédilection de l'élite berlinoise de l'Empire. Cette présence est renforcée par l'arrivée massive de réformés français, ces exilés de confession protestante fuyant leur pays suite à la révocation de l'Edit de Nantes. 


La Bibliothèque engloutie (Versunkene Bibliotek)

Discrète et saisissante oeuvre de l'artiste Micha Ullman, une plaque de verre posée au sol attire le regard du passant sur une singulière bibliothèque située en sous-sol. Singulière, car ses étagères d'un blanc étincelant sont dépourvues d'un élément essentiel... les livres. Rappel sobre et efficace d'un événement marquant de l'histoire, l'autodafé perpétré par les nazis le 10 mai 1933 en ce lieu, au cours duquel 20 000 livres "non allemands" pris dans les bibliothèques et les librairies connurent un destin tragique, jetés dans un grand brasier. 

vendredi 11 avril 2008

Deutsche Guggenheim Berlin

Jeudi 10 avril 08

Plus une galerie qu'un musée en réalité, cet espace réduit à trois salles est très différent de ses p'tits (grands plutôt!) camarades de Bilbao, New York ou même Venise. La boutique et le café sont en effet presque aussi grands que la surface d'exposition... surprenant!

Le Guggenheim de Berlin propose trois ou quatre expositions par an, parcourant la période des années 1920 à nos jours. Ce "white cube" de 510 m2 conçu par l'architecte américain Richard Gluckman (Dia Center for the Arts de New York, Andy Wahrol Museum à Pittsburg) est englobé dans un édifice néobaroque du début du XXe siècle, appartenant à la Deutsche Bank, le partenaire officiel de la Fondation Guggenheim

La Solomon R. Guggenheim Foundation
Fondée à la fin des années 1930 par le riche industriel américain Solomon R. Guggenheim, cette fondation dédiée à l'art moderne et contemporain s'inscrit aujourd'hui dans un réseau mondial de musées et de partenaires culturels: New York, Bilbao, Venise, Las Vegas et Berlin. Son fonds prodigieux s'enrichit continuellement de nouvelles acquisitions (http://www.guggenheim.org).

jeudi 10 avril 2008

Fernsehturm: la Tour de la télévision


Pas moins de 368 m de hauteur (plus haut que la Tour Eiffel dites donc!) pour la Tour de la télévision : c'est dire si on la voit de loin dans tout Berlin!
Construit en 1969 pour affirmer la puissance technologique de la RDA sur les démocraties de l'occident, cet émetteur immanquable est placé stratégiquement proche du Palast der Republik, ce qui en fait un des symboles politiques de l'ancien régime Est-Allemand. 
L'imposante sphère perchée au bout de son mât qui n'en finit plus, donne un côté très futuriste à la ville - style Metropolis - et parfois même inquiétant, lorsque sa longue pointe perce le ciel et s'estompe dans les nuages les jours pluvieux...

Alexanderplatz


Mercredi 09 avril 08

C'est au XIXe s. que cette place du marché vivante - l'Ochsenmarkt - prend le nom du Tsar Alexandre 1er, en visite officielle à Berlin. 

Presque totalement détruite au cours de la seconde guerre mondiale - seuls deux édifices des années 30 subsistent encore -, Alex (de son p'tit nom) est reconstruite dans le style architectural typique du socialisme des années 60. En effet, la place est le symbole de l'activité commerciale du Berlin-Est du temps de la RDA, dont quelques traces de l'idéologie communiste comme la Fontaine de l'Amitié entre les peuples ou l'horloge universelle Urania subsistent encore.

Immeubles de Peter Behrens, 1930'

Fontaine de l'Amitié entre les peuples

Temple de la consommation - la fameuse Galeria Kaufhof domine la place -, cette immense zone piétonne est aujourd'hui en plein réaménagement. Grues, béton, ferraille et immeubles d'un autre temps côtoient les enseignes lumineuses des grands magasins, ce qui donne à ce paysage urbain un aspect chaotique et grouillant assez fascinant. 

"Demokratie, jetzt oder nie!"
L'Alexanderplatz est aussi le lieu historique de la plus grande manifestation contre le déclin du régime communiste. En novembre 1989, à peine quelques jours avant la chute du mur, près d'un million de personnes s'y donnent rendez-vous, exigeant des réformes et appelant à la démocratie.


mercredi 9 avril 2008

Sony Center
















Certainement le plus beau de tous les bâtiments qui constituent la Postdamer Platz (mon coup de coeur!).
Conçu par Helmut Jahn, cette architecture d'acier et de béton donne à l'ensemble un côté à la fois aérien (la lumière zénithale est diffusée par les "hélices" vertigineuses de la coupole), et high-tech (souligné par le musée du Cinéma), tout en intégrant des vestiges du passé (un ancien hôtel de luxe néobaroque).
En résumé, une grande place animée par les passants propice à la flânerie...

Quartier du DaimlerChrysler


Regroupant près d'une vingtaine de bâtiments situés entre la Postdamerstr., la Linkstr. et le Landwehrkanal, la Daimlercity est le premier quartier érigé sur la Postdamer Platz. 
Il comprend notamment un centre commercial, Arkaden, une salle de spectacle, un casino, des discothèques, cinémas, bars et restaurants. Le tout orchestré par Renzo Piano, entouré entre autre de Rafael Moneo et Arata Isozaki.
Le verre, la brique et la terre cuite se mêlent dans ces grands ensembles au fil des places et des ruelles, tout en conservant des dimensions "humaines" pour un modèle urbanistique de capitale européenne.


Collection d'art contemporain DaimlerChrysler 
La firme Daimler possède un belle collection d'oeuvres du XXe siècle (qui fera l'objet d'un futur article), parmi lesquelles des sculptures monumentales qui jalonnent l'espace urbain.

Postdamer Platz : le nouveau Berlin

Mardi 08 avril 08

Le choc! J'avais déjà été victime à plusieurs reprises du fameux "syndrome Stendhal" en visitant Rome et Florence - un classique -, mais je ne pensais pas que cette impression pourrait renaître en plein coeur d'une architecture contemporaine!
No man's land aux abords du mur, l'après réunification suscite l'émergence de nouveaux projets architecturaux, qui vont réhabiliter la Postdamer Platz en tant que coeur historique de la ville. Financée par des fonds privés, cette immense friche de 480 000 m2 devient le terrain de jeux d'architectes de renommée internationale: Renzo Piano, Richard Rogers, Helmut Jahn, Rafael Moneo, Arata Isozaki...pour notre plus grand bonheur!

Trois grandes parties gravitent autour de la place centrale: la DaimlerCity, le Sony Center et le Beisheim Center, du nom des investisseurs du projet.
Le réaménagement de la place en elle-même est l'oeuvre des architectes münichois Hilmer et Sattler. Deux blocs d'acier et de verre signalent l'entrée des stations de métro. 

mardi 8 avril 2008

KW Institute for contemporary art

Dimanche 06 avril 08

Pour la p'tite histoire...
Le KW est un des quatre lieux officiels de la biennale. Cette ancienne usine de margarine est mise à la disposition d'artistes et organisateurs, suite à la réunification. Les locaux sont restaurés et agrandis. C'est l'architecte berlinois Hans Düttmann qui s'occupe de la mise en espace de la partie "white cube" consacrée aux expositions. L'artiste américain Dan Graham en collaboration avec l'architecte Hanne Nalbach sont chargés quant à eux du féerique pavillon du Café Bravo, lieu très chaleureux et international où l'on se retrouve pour échanger son avis sur les expos, etc.

Dans ces 2000 m2 de surface, répartis sur 5 niveaux, point de collection mais des expérimentations d'artistes allemands et internationaux, des workshops et résidences d'artistes... l'équivalent de nos centres d'art contemporain français.

La 5e biennale d'art contemporain
Une vingtaine d'artistes se partagent le lieu à l'occasion de la biennale. Principalement des installations (photos, peintures, dessins, projections...) et des vidéos. A noter, les 154 pages dessinées qui composent l'oeuvre Soft city (1969/75) de l'artiste norvégien Pushwagner, inspirée des thèmes chers au cinéma et aux romans de science-fiction des années 60 (déshumanisation, uniformisation, robotisation de l'homme...). Dans une intention similaire de traiter de l'absurdité de la condition humaine, la vidéo Die Fregatte (2008) des belges Jos de Gruyter et Harald Thys, propose sur un mode parodique et figé d'observer les comportements suspicieux de différents personnages autour de la maquette d'un bateau de guerre...